Lecture n°8: Le tafsîr de Shaykh as-Sa’dî par les éditions Albidar

Chaque mois, l’équipe Jâhiz vous révèle un livre de sa bibliothèque.

Nous espérons que nos conseils lectures vous inspireront in châ a Llâh.

BismiLlahi ar-Rahmâni ar-Rahîm,

Nous poursuivons notre série de lectures avec deux livres qui nous ont beaucoup servi lors de la préparation de l’application:

Le Tafsîr de Shaykh as-Sa’dî

(qu’Allâh lui fasse miséricorde)

tafsîr, le tafsîr de shaykh sa'ditafsîr, le tafsîr de shaykh sa'di

Nous avons vu lors de précédentes lectures l’importance de la méditation du Coran. En effet, le Coran a été révélé pour être médité et appliqué.

El hamdouliLlâh, nous disposons à cet effet de plusieurs exégèses (tafâsîr) de différents savants. Si celui d’ibn Kathîr ne se présente plus, celui de Shaykh as-Sa’dî est parfois moins connu.

Et pourtant, il est présenté et conseillé aux débutants pour sa simplicité. D’ailleurs,il a été demandé à Shaykh al-Fawzan « quel est le plus simple livre de tafsîr dont vous conseillez la lecture? ». Le noble Shaykh (qu’Allâh le préserve), a répondu:

« Le plus proche et le plus simple est le tafsir de Cheikh ibn As-Si’di, qu’Allah lui fasse miséricorde »*.

Aussi, rappelez-vous notre lecture consacrée à la sourate al-Fatiha. Nous citions cette parole d’ibn Qayyim (qu’Allâh lui fasse miséricorde):

« On a deux personnes dans la prière qui font les mêmes gestes, qui prononcent les mêmes paroles, alors que la différence entre ces deux personnes est qu’ils sont semblables à ce qui sépare les cieux et la terre ».

« Ceci car, la première personne comprend les sens de ce qu’elle récite, ou affectée par le Qur’ân, le Qur’ân va dans son coeur, elle le médite, elle prie, elle fait une prière qui plaît à Allâh, alors que l’autre personne n’en connaît pas les sens ou alors a un coeur qui n’est pas présent, qui est loin, qui n’est pas proche d’Allâh. »**

Alors autant vous dire que lorsque l’on a découvert ALBIDAR et leur tafsîr du juz ‘Amma et du juz Tabarak, on se les est vite procurés. Le juz ‘Amma et le juz Tabarak contiennent de nombreuses sourates courtes que nous pouvons êtes amenés à réciter lors de nos prières. Avoir le tafsîr de Shaykh as-Sa’di est donc un moyen d’en savoir plus sur ces sourates et ce, grâce à une explication simple, courte et accessible.

Les éditions ALBIDAR nous ont autorisé à citer quelques extraits. Nous avons alors choisi d’aborder une sourate du juz ‘Amma aujourd’hui et une autre du juz Tabarak une prochaine fois in châ a Llâh.  On en profite pour vous révéler en exclusivité quelques captures écran de notre application. C’est parti.

Tafsîr de la partie Amma: la sourate 100, al-‘Adiyat (les coursiers)

tafsîr, le tafsîr de shaykh as-Sa'di par les éditions albidar

〈〈 Par les coursiers qui halètent, (1) qui font jaillir des étincelles (2) et qui attaquent au matin ; (3) qui font ainsi voler la poussière (4) et pénètrent au centre de la troupe ennemie. (5)

L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur ; (6) et pourtant, il est certes, témoin de cela ; (7) et pour l’amour des richesses il est certes ardent. (8)

Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé, (9) et que sera dévoilé ce qui est dans les poitrines, (10) ce jour-là, certes, leur Seigneur sera Parfaitement Connaisseur de ce qui les concerne? (11) 〉〉

Du verset 1 à 5, Allâh (Exalté soit-Il) évoque « les coursiers ». Mais qui sont-ils? Le tafsîr nous permet de comprendre qu’il s’agit des chevaux.

Allâh jure par eux car ils représentent un magnifique signe de Lui. C’est donc eux qui halètent c’est-à-dire qu’ils dégagent un son lorsqu’ils galopent avec force et intensité. La force et la dureté de leurs sabots lorsqu’ils frappent les pierres dégagent des étincelles. Par leur galop et lors de leurs attaques qui se produisent le plus fréquemment le matin, ils font voler le sable. Ils pénètrent ainsi avec leurs cavaliers la troupe ennemie qu’ils attaquent.

Nous apprenons ensuite que la raison de ce serment est contenu dans la parole d’Allâh:

« L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur » « et pourtant, il est certes, témoin de cela » « et pour l’amour des richesses il est certes ardent ».

Paresseux de nature, l’homme s’interdit d’accomplir le bien pour son Seigneur, ni les devoirs financiers et corporels qui lui incombent. Et il a tout à fait conscience de ses faiblesses. On comprend par la suite que c’est le grand amour que l’homme éprouve pour l’argent qui lui fait délaisser ses devoirs obligatoires.

Enfin, les derniers versets de cette sourate évoque le jour où Allah fera sortir les morts de leurs tombes afin de les ressusciter et les rassembler. Dès lors, tout bien ou mal enfoui dans les poitrines apparaîtra et deviendra évident. Les secrets seront alors dévoilés. Par conséquent, Allâh qui connaît les oeuvres de Ses créatures, apparentes et cachées, secrètes et visibles, les rétribuera en fonction d’elles.

Qu’Allâh nous réforme et nous facilite yawm al Qiyama!

Nul doute que les tafâsîrs sont indispensables à notre bonne compréhension du Qur’an. Mais aussi, ils sont une aide pour l’apprentissage car ils nous permettent de diviser une même sourate en plusieurs parties; chacune d’elle faisant référence à un sujet précis.

Qu’Allâh récompense toute l’équipe ALBIDAR pour leur travail et qu’Il leur facilite pour la suite.

Ne passez pas à côté des autres ouvrages disponibles sur leur site. On vous recommande vivement « mode d’emploi pour être heureux » de Shaykh as-Sa’dî également ou « les perles méconnues » de l’imam ash-Shafi’i!

* Source: an-nassiha.com

**Parole extraite du cours audio disponible sur le site lavoiedroite.com en cliquant ici.

 

Tafsîr de Shaykh ‘Abdurrahmân ibn Nâsir as-Sa’dî (partie ‘Amma et partie Tabarak), Al-Bidar éditions, 12€ l’unité

Vous souhaitez vous le procurer?

Rendez-vous sur le site des éditions ALBIDAR => juste ici.

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